Le blogue du CNJPQ
Québec Bashing
« Due to the overwhelming racism and bigotry in French society toward minorities and non-french cultures, Theatre Ste-Catherine will be closing in protest. Effective immediately TSC will no longer be accepting bookings and will closed permanently Dec. 21, 2009.» Charmante conclusion vous ne trouvez pas? S'il est bien un moment lors duquel je tente, sans grand succès, de laisser aller les choses sans trop me choquer devant le Devoir le matin, c'est bien l'été. Mais là, ca y est, je craque. J'explose. Je détonne. BOOM. Les accusations de racisme et de xénophobie envers les québécois, ça devrait pourtant me laisser froid non? Depuis le temps, on devrait être habitué qu'à chaque fois que ROC ou bien la minorité d'anglo-québécois d'Alliance Québec veut s'attaquer au Québec, ils nous sortent cette accusation.
Pourtant, la vie est bien faite. Vivant dans une petite bourgade de la TRÈS belle région de la Montérégie peuplée à 30% d'Anglo-québécois, il m'arrive de faire des rencontres surprenantes: mon voisin d'en face, anglais pure laine mais ayant voté Lévesque, une autre voisine toute aussi anglaise à qui j'ai vendu une carte de membre du PQ...et cette sympathique grand-mère unilingue vivant ici depuis 1956 croisée au parc plus tôt. Dans la conversation, elle m'a dit quelque chose de renversant (que je vous traduis gracieusement): "Tu sais, pour nous, le français, c'est très dur! Tu ne peux pas savoir par contre à quel point je suis fier de mes petits enfants qui le parlent!" Ce qui m'a amené à m'intérroger : et si le problème venait d'ailleurs? Est-ce la question nationale qui exacerbe les tensions linguistiques? L'inquiétude d'un peuple minoritaire? Les explications sont multiples, mais j'ai vraiment l'impression que le problème est ailleurs et ne vient pas nécéssairement des francophones...ni des anglophones. Et si le problème venait simplement de notre appartenance au Canada? Et si les attitudes des deux solitudes venaient uniquement d'une appréciation différente des réalités politiques? Nous, Québécois, nous voyons comme des majoritaires au sein de notre propre État, le Québec. Et eux, Canadiens avant tout, se voient comme une majorité dans un pays anglophone, le Canada. On accuse souvent les souverainistes de voir tout en rose et de peindre le Québec Souverain comme un endroit idyllique...sans doute pas, mais je crois que finalement, le front linguistique verrait sa cause s'atténuer...enfin. Émile Grenier-Robillard P.S. À nos amis anglophones et francophones honteux de leurs compatriotes, je vous dédie cet air : http://www.youtube.com/watch?v=HFSuN6i6gqI



Qu'est-ce que t'en penses?
Monsieur, Le dénigrement du
Monsieur,
Le dénigrement du Québec n'est pas nouveau. Il existe depuis longtemps. Il commence même à l'école.
Le 15 juin 1994,les journaux (La Presse et le J. de Mtl)commentaient les résultats d'une étude intitulée « Usages et attitudes linguistiques des jeunes qui étudient l'anglais »
Publiée par le Conseil de la langue française, cette étude notait chez les anglophones et allophones « la persistance d'une image stéréotypée des francophones. Il s'en trouve 65% pour affirmer que le développement du Québec est attribuable à l'esprit entrepreneur des anglophones et des allophones.[...] De la même façon, ces étudiants sont 68 % à ne ressentir aucun respect et admiration pour les francophones qui ont choisi de lutter pour vivre en français dans une Amérique anglophone. On ajoute que « ce défaitisme est communicatif aux francophones puisque 55 % de leurs collègues de classe sont du même avis: Une chose étonnante, nous avons noté que les francophones scolarisés en anglais ont parfois tendance à accepter les symboles de l'identification anglophone, y comnpris une image négative de leur propre groupe. »
L'étude dirigée par Uli Locher, une sociologue de l'U. McGill, révélait les résultats d'un questionnaire auquel ont répondu 4077 étudiants, de 19 écoles anglophones du Québec.
C'était en 1994. Les choses ont-elles vraiment changé depuis?
On peut extrapoler aujourd'hui sur ce que pensent de nous ceux qui fréquentent actuellement les cégeps et universités anglophones...
Les choses n'ont pas tellement évolué si on tient compte des récentes déclarations de Eric Amber, directeur du Théâtre Sainte-Catherine, qui nous traite de « bigots » et nous envoie « Fuck...», puis du « comique » Sugar Sammy : « Il y a 2 sortes de Québécois. Il y a les Québécois éduqués, cultivés, bien élevés. Et il y a ceux qui ont voté oui.» Puis « C'était cute votre petit projet de référendum. C'est là que nous, le vote ethnique, on a su qu'on était passés à ça de l'esclavage. »
Que dire maintenant de Jimmy Lee Gordon étudiant à la maîtrise ès lettres à l'université McGill qui, dans une lettre aux journaux, écrit, entre autres, des aménités telles que « stupidité du chauvinisme » et « du souverainisme extrémiste, etc. »
Heureusement que quelques personnes lui ont répondu.
Verriez-vous un francophone dénigrer ainsi les anglophones dans les autres provinces?
A quand une nouvelle étude du Conseil de la langue française pour faire une mise à jour de la perception des anglophones et allophones du Québec à l'égard des Québécois de langue française?
R. G.
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