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L'Éducation Nationale, avec Jean-François Lisée
Nous avons récemment exposé certains des grands problèmes du système d'éducation québécois. Selon nous, le Québec doit se doter d'une vision globale en éducation, se réapproprier cet outil de développement durable de première importance et se doter d'une Éducation nationale. Dans la vidéo qui suit, Jean-François Lisée nous fait part de son interprétation des problèmes guettant notre éducation et des solutions qu'il propose aux Québécois(es). Qu'est-ce que t'en penses? Fais-nous part de tes commentaires!




Qu'est-ce que t'en penses?
Le terme « à deux vitesses » n'est pas approprié dans ce débat
Je n'arrive pas à comprendre pourquoi certains d'entre vous utilisent le terme « système à deux vitesses ». On dirait qu'on utilise ce terme lorsque ça ne fait pas notre affaire et qu'on utilise plutôt « progressif » lorque ça fait notre affaire.
Un système « à deux vitesses » pourrait servir à désigner un système où deux catégories de personnes peuvent payer deux prix différents pour obtenir deux gammes de services différentes. Or, dans le contexte actuel, on ne parle que d'instaurer un système de remboursement progressif d'une partie des frais de scolarité selon le revenu. Le service reste le même.
Dans ce sens, c'est plutôt la critique de Louis-Joseph Benoît que je reprendrais : pourquoi instaurer une deuxième forme d'impôt progressif? A-t-on simplement peur d'hausser les impôts des plus riches?
Le système à 2 vitesse
Gabrielle, le terme 2 vitesses est utiliser car on se retrouve encore avec un système dans lequel les riches sont avantagés car ayant accès plus facilement aux études. C'est comme pour le principes des prêts et bourses: si tu es riche, tu n'as pas à t'endetter et à payer des intérêts de fou. Si tu es pauvre, tu vas payer longtemps...
L'Éducation, un droit ou un privilège?
Précisons d'emblée que je ne suis pas péquiste. Je l'ai été, mais ensuite je suis entré à l'UQAM, j'ai lu et j'ai changé d'avis...
Sur le fond du message, même si les intentions de M.Lisée sont probablement très bonnes, comme celles de Jean Charest ou de tout autre libéral (au sens politique, pas au sens partisan) elle remet en cause un principe fondamental qui devrait guider toutes nos réflexions alentour des frais de scolarité : l'Éducation EST UN DROIT.
Tout comme le droit de vote, le droit à la santé, le droit au logement, etc, un droit ne se négocie pas. De plus, dès lors qu'un droit n'est plus accessible, il n'est plus un droit.
Imposer des frais de scolarité, donc des tarifs, et ce que ce soit au primaire, secondaire, collégial ou universitaire, pose le problème de ne plus reconnaître l'Éducation comme un droit mais comme quelque chose de monnayable donc quelque chose de marchandable. Il devient donc un privilège.
Bien que le concept d'un service sociale demeure à explorer dans le cadre de l'instauration de la gratuité scolaire, si M.Lisée croit que l'Éducation est un droit, il devrait revoir ses positions «de gauche».
solidairement,
Un droit, mais le problème persiste
De prime abord, je ne suis pas péquiste non plus.
Il se trouve peu de gens, j'en suis persuadé, qui défendrait l'idée que l'éducation est un privilège et que seuls les gens en moyens doivent en profiter. L'éducation doit être accessible pour tous et toutes peu importe d'où ils viennent, pour le bien commun.
Cependant, étant donné la différence etre les systèmes d'éducations, d'impositions et de revenus entre les différents pays, le problème persiste. Les gens qui utilisent le système d'éducation subventionné (oui, c'est une subvention dans un principe d'économie de marché mondialisé, «oublient» souvent de retourner à la société ce qu'ils ont eu. Ils et elles seront attirés par les salaires élevés et le taux d'imposition plus bas de pays ayant une vision différente du partage de la richesse. Le résultat est que ces gens formés chez nous ne contribuent pas à maintenir un système d'éducation suventionné viable.
Revendiquer l'école gratuite à tous les niveaux, sans s'assurer que nos gens formés vont un jour redonner à la société afin que d'autres puissent en profiter est un gaspillage de ressources. Vouloir s'assurer un partage équitable de la richesse une fois les gens formés n'est pas ,comme on le prétend, une fausse position de gauche. L'idée de M. Lisée est donc bonne. Cependant, le «contrat citoyen», devrait inclure la couverture totale des frais de scolarité par le gouvernement et non pas la subvention actuelle indexée.
Non. Simplement non
Non. Simplement non Premièrement, Lisée ne voit pour aller chercher les 400, 500 millions qui manquent à chaque années? Je ne pensais jamais pourvoir apprendre quelque chose à cet intellectuel reconnu, mais le sous financement s'élève plutôt à 900 millions. De plus, les sources de financement abondent, il suffit d'avoir le courage politique d'aller les chercher: économies grâce au rapport d'impôt unique par exemple, lutte à l'évasion fiscale, réoccupation de champs fiscaux fédéraux, paiement par le fédéral des milliards qui nous sont du, augmentation de 2 points de la TVQ, réinstauration de (et c'est SON IDÉE en plus) de la taxe sur le capital pour les banques et les multinationales...La liste est longue! L'idée de contrat citoyen est EXCESSIVEMENT INTÉRESSANTE. Je suis néanmoins très inquiet de la direction qu'il souhaite prendre. L'instauration d'un système de frais scolaire à 2 vitesses couplé avec une augmentation massive des frais de scolarité? Malgré ses bonnes intentions, c'est ce qu'il propose! De plus, 12 ans de service au québec après les études? Putain, l'armée est moins demandante! Et on fait quoi avec les pays avec lesquels on a négocié une entente sur la main d'oeuvre? 12 ans, c'est beaucoup trop long! 5 serait plus raisonnable, avec des exceptions pour les pays ayant des accords de mobilités et sans nécéssairement être les 5 premières années. De plus, moduler les frais de scolarité selon les programmes ramène l'éternel danger de limiter leur accès aux classes les plus riches de la société. Un contrat citoyen doit apporter quelque chose au citoyen, pas simplement le privilège de payer ses études plus cher, d'en sortir plus endetté et forcé de travailler 12 ans au Québec.
Première impression
Je crois que Lisée expose très bien les principaux problèmes reliés à l'éducation actuellement.
Le problème de l'exode des cerveaux a été traité par plusieurs, mais peu ont proposé des solutions concrètes. Je félicite donc Lisée de tenter de le faire dans cette vidéo. Je crois également que ce ne serait pas fou de faire signer un contrat citoyen aux étudiants de certains programmes(en médecine par exemple). Toutefois, je ne vois pas tout à fait le lien entre ce problème et le fait de charger les 2/3 des frais de scolarité aux étudiants universitaires, même à ceux qui resteraient au Québec...! Cela ressemble plutôt à un dégel pur et simple des frais de scolarité et je suis CONTRE.
Je ne crois surtout pas, non plus, qu'on doit cesser de revendiquer un réinvestissement massif en éducation. La récession économique n'est pas là pour toujours et ne pourra demeurer une excuse à tout jamais.
J'aime bien Lisée, mais... Ce
J'aime bien Lisée, mais...
Ce que je trouve étrange dans ce genre de proposition, surtout les impôts post-universitaire, c'est : est-ce qu'on a pas un impôt sur le REVENU pour ça??? Plusieurs études ont prouvés au courant des dernières années que les étudiants, surtout ceux qui ont de hauts salaires suite à leurs études, remboursent invariablement assez rapidement le coût de leurs études par l'impôt. Pourquoi créer un nouveau système de taxation pour les étudiants, avec l'emploi de nouveaux fonctionnaires que ça engendre, alors qu'on peut tout simplement ajuster l'impôt sur le revenu (ou la TVQ) selon nos besoins? Pour éviter toute augmentation des impôts? C'est mon impression...
Sans compter que :
1 - On augmente l'endettement étudiant.
2 - On crée un système à deux vitesses; le riche est libre de payer ou pas payer, au fond (parce que s'il reste, il est remboursé à 33%), alors que le moins riche est obligé d'embarquer dans le contrat.
À la base ce que j'aimais dans l'idée de contrat qu'il emmenait (dans Nous), c'était (si je me rappel bien) qu'elle était liée à une gratuité scolaire et qu'elle s'appliquait pour les domaines en demande, alors que les citoyens profiteraient d'un simple gel et les non-citoyens paieraient le coût réel (ces deux mesures étant déjà plus ou moins la situation actuelle).
Je ne sais pas où et quand il a changé d'idée, ou si c'est juste moi qui avait mal compris, mais je suis en désaccord avec cette idée là en tout cas.
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