Le blogue du CNJPQ

Un message de Charles Martin

Un message de Charles Martin Président de Hochelaga-Maisonnneuve :

À quelques jours des élections fédérales, je désire vous adresser une inquiétude par le biais d’un témoignage, celui de mon quotidien, de ma propre histoire. Vous savez, je ne suis pas que président de l’association du Parti Québécois d’Hochelaga-Maisonneuve. Je travaille dans un OSBL qui œuvre dans le domaine de l’édition en faisant la promotion du livre francophone produit, diffusé et commercialisé au Québec. Notre société offre aux institutions publiques, aux libraires ainsi qu’aux bibliothèques de partout au Québec, et aussi au Canada, une ressource en ligne détaillée des livres disponibles chez nous, dans notre langue. En plus des ouvrages provenant des autres pays de la francophonie, nous référençons les quelque 5000 titres publiés annuellement ici, au Québec. Les coupures du gouvernement Harper, je les connais. Les éditeurs avec lesquels je travaille les connaissent aussi. Le Programme d'aide au développement de l'industrie de l'édition, financé par le fédéral, est menacé. Cet organisme a été obligé de se retirer de nombreux projets essentiels au développement et à l’expansion de nos propres opérations, ainsi que celles des acteurs du domaine de l’édition. Que nous soyons distributeurs, diffuseurs ou éditeurs, nous avons tous besoin du soutien financier des gouvernements. Demain, ce sont mes employés qui risquent de perdre leur emploi à cause de ces coupures. Mais après, au-delà des emplois, ce sont des services offerts aux francophones qui ne seront plus disponibles. La pérennité de notre secteur d’activité, celle de l’édition, est désormais menacée.

Mais pire, ma proximité avec les éditeurs m’appelle à me méfier des manœuvres du gouvernement conservateur. Après s’être autorisé à censurer le contenu des films qu’il finance, à quand la censure dans les livres auxquels il accorde ses subventions? Muselés, nos auteurs auront-ils la liberté de s’exprimer? C’est notre identité qui est menacée, notre liberté d’agir, notre droit de s’affirmer dans notre langue. Ne perdons pas nos acquis, nous sommes des progressistes, cet adjectif laissé derrière par M. Harper et son parti, et ga Je lance donc  un appel aux jeunes. Il faut ensemble vaincre le pessimisme des jeunes de ma génération et de celles qui me suivent face à la classe politique, il faut leur faire une place, il faut leur trouver une voix, quitte à modifier les structures actuelles afin de faire évoluer les choses vers une participation démocratique intergénérationnelle. Il faut regagner l’intérêt de nos jeunes pour nos institutions politiques, c’est notre devoir à tous de faire naitre chez eux ce sentiment qu’individuellement nous avons un pouvoir certain !

Qu'est-ce que t'en penses?

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