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Hausse des frais de scolarité - Le comité national des jeunes dénonce la façon de faire de la ministre Courchesne

En entrevue à La Presse, mercredi, la ministre de l’Éducation Michelle Courchesne a admis que Québec envisage une hausse plus élevée des frais de scolarité.

« En procédant en catimini et en testant différents ballons sur un scénario révisant à la hausse les frais de scolarité, la ministre de l’Éducation gaspille toute chance d’en arriver à un consensus avec tous les acteurs universitaires sur le mode de financement global des universités », dénonce le président du comité national des jeunes du Parti Québécois, Alexandre Thériault-Marois.

Le président estime que si la ministre Michelle Courchesne veut parler des frais de scolarité, elle doit tenir un sommet sur l’éducation. « La meilleure façon d’établir un consensus sur le financement des études postsecondaires, c’est d’asseoir tout le monde à une même table et de mettre cartes sur table, au contraire de la méthode libérale de prendre des décisions et de consulter ensuite », affirme M. Thériault-Marois.

 

De son côté, le député de Drummond et porte-parole de l’opposition officielle en matière de jeunesse et d’affaires étudiantes, Yves-François Blanchet, croit que la ministre de l’Éducation et son gouvernement ne savent plus comment gérer le déficit qu’ils ont eux-mêmes creusé. Si le gouvernement, par une hausse des frais de scolarité vise à renflouer ses coffres, il faut également comprendre que le gouvernement investira moins de sa poche dans les universités, avec toutes les conséquences que l’on connaît.

« La ministre a beau nier vouloir hausser les frais de scolarité, nous resterons très attentifs au prochain budget et dénoncerons toute hausse qui n’aura pas été discutée au préalable avec les étudiants », a conclu Yves-François Blanchet.

La vision selon laquelle l’éducation doit être au cœur du projet national est consensuelle au Parti Québécois. En ce sens, il est clair que la question des frais de scolarité ne peut pas être traitée de manière isolée. Un sommet sur l’éducation est essentiel pour le comité national des jeunes qui souhaitent que les Québécoises et Québécois parlent avec enthousiasme d’un projet d’éducation nationale.

La chef du Parti Québécois, Pauline Marois, estime que l’éducation doit se retrouver au cœur de notre projet national et être un moteur autant de développement que de fierté.