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Les jeunes du Parti Québécois proposent de rendre l'école obligatoire jusqu'à l'obtention d'un premier diplôme
Québec, le 4 mai 2010 – Aux prises avec un taux de décrochage scolaire qui a des allures de désastre social, où 31 % des jeunes de moins de 20 ans n’obtenaient pas leur diplôme d’études secondaires en 2007, le Québec se doit d’étudier des avenues novatrices et courageuses afin de lutter contre cette problématique. Le comité national des jeunes du Parti Québécois (CNJPQ) propose de rendre l’école obligatoire jusqu’à l’obtention d’un premier diplôme, que ce soit un diplôme d’études secondaires (D.E.S.), un diplôme d’études professionnelles (D.E.P.) ou une autre distinction menant à un métier. Cette mesure serait effective pour les étudiants jusqu’à l’âge de 18 ans. Plusieurs états américains et allemands ont de francs succès avec cette mesure efficace et peu dispendieuse. 
Selon M. Thériault-Marois, il s’agit là d’une mesure plus progressive que coercitive : « il ne s’agit pas de laisser les étudiants à eux-mêmes pendant ces deux années supplémentaires, mais bien de les encadrer d’une façon spéciale et adéquate, en leur fournissant l’aide nécessaire », affirme le président du CNJPQ. Selon lui, leur offrir l’aide nécessaire maintenant peut s’avérer très avantageux. En effet, le « raccrochage » scolaire, bien que bénéfique, est beaucoup plus coûteux pour l’État québécois que si les jeunes obtenaient leur diplôme sans décrocher. De plus, entre 16 et 18 ans, les jeunes découvrent ce qu’ils veulent faire et ce qui les passionnent, ouvrant souvent la porte à la poursuite d’études professionnelles et techniques, propice à l'exercice d'un métier dans des domaines très variés, dans un marché du travail avide d'accueillir tous ces diplômes.
Le plan sur la prévention du décrochage scolaire du gouvernement libéral, bien qu’il fasse état de préoccupations importantes, ne proposait pas un plan de match suffisamment ambitieux. Les crédits, d’abord, n’étaient pas au rendez-vous, selon Alexandre Thériault-Marois : « le plan de la ministre Courchesne était en retard d’un an, en plus de ne pas diminuer le nombre d’élèves par classe comme elle l'avait promis », affirme-t-il. Il faut donc aider à faire du réseau secondaire un endroit plus fort, mieux soutenu et surtout envoyer un message clair aux étudiants et aux parents. Toujours selon M. Thériault-Marois, « il est impensable de faire face au déficit démographique, à la mondialisation et à la survie de la culture québécoise avec les taux de décrochage que l’on connaît actuellement. Ce qu'il y a de tout aussi important dans cette proposition, c'est son impact direct sur la lutte contre la pauvreté des jeunes et tous les problèmes qui y sont associés. C'est aussi une assurance de carrière et de richesse susceptible de paver la route à la réalisation de ses rêves et ambitions permettant de bien s'établir dans la vie.


