Communiqués

Retour de Jean-Marc Fournier en politique - Un affront pour les étudiants, selon les jeunes péquistes

Montréal, 9 août 2010 – Le Comité national des jeunes du Parti Québécois (CNJPQ) tient à exprimer sa grande déception face au retour à la vie politique de l’ancien ministre de l’Éducation Jean-Marc Fournier. Pour les étudiants, particulièrement de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), cela est un véritable affront.

Rappelons que Jean-Marc Fournier était le ministre responsable en 2005 de l’une des plus grandes grognes populaires de l’histoire du Québec moderne, en coupant 103 millions de dollars dans le programme d’Aide financière aux étudiants (AFE), programme permettant aux moins nantis d’accéder à l’éducation supérieure. Après plusieurs semaines de grève mettant en scène des centaines de milliers d’étudiants, le gouvernement avait finalement reculé, mais en privant tout de même les étudiants québécois de sommes substantielles. Tout au long de cette bataille, le ministre avait fait preuve d’entêtement et de dogmatisme, ce que la population lui avait sévèrement reproché.

Plus récemment, rappelons également que Jean-Marc Fournier était responsable du dossier de l’îlot Voyageur, où le Vérificateur général l’avait blâmé pour son inaction dans ce qui s’était avéré être un gouffre financier de 500 millions de dollars. Ce dernier avait alors mentionné que si le ministre Fournier avait « fait un meilleur suivi », nous n’aurions pas connu ce désastre financier. Toujours selon le Vérificateur général, M. Renaud Lachance, le ministère de l’Éducation aurait été alerté du désastre à venir.

Une « claque au visage »

Pour le président de l’aile jeunesse du Parti Québécois, Alexandre Thériault-Marois, le retour du ministre est une « claque au visage » pour les étudiants et finissants endettés et frustrés par le mandat de Jean-Marc Fournier : « les étudiants n’ont pas encore fini de payer pour son manque de jugement et d’assiduité dans ses dossiers et le voilà de retour », se désole-t-il.

M. Thériault-Marois rappelle que le conflit de travail à l’UQAM, dont les étudiants ont fait les frais, était directement relié aux pertes de l’îlot Voyageur. Il se souvient également que les deux partis de l’opposition du moment, le Parti Québécois et l’Action Démocratique du Québec, avaient demandé la démission de M. Fournier.

-30-