Je vois déjà la suite. Certains militants indépendantistes réagiront fort à cette visite de la royauté britannique en sol québécois. Les journaux canadiens anglais, peut-être même britanniques, en feront leurs choux gras pendant quelques semaines. Le jour venu, un regroupement de résistants jouera du coude avec les forces de l’ordre alors que les médias réussiront quelques clichés sensationnalistes. On rappellera peut-être le Samedi de la matraque, sans plus de détails. Bref, il n’en restera qu'un certain malaise, lancinant, chez les Québécois. Celui de voir, au sein d’une nation moderne, une rhétorique digne du 19e siècle.